Santé cardiaque

femme1- Sommes-nous plus à risque à développer des problèmes de santé cardiaque?

Il est connu que les femmes meurent davantage de maladies cardiaques que les hommes, et ce, notamment parce nous développons de telles maladies à un âge plus avancé que les hommes. Cela fait donc en sorte que notre corps est plus fragile et que nous risquons davantage la mort (Charney & McGlothlin, 2010). Aussi, notons que l’œstrogène est une hormone protégeant les femmes de maladies cardiovasculaires. Or, à l’arrivée de la ménopause, la réduction de la production d’œstrogène nous rend ainsi plus vulnérables face aux différentes maladies cardiaques et aux accidents cardiovasculaires (Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, 2011). D’ailleurs, celles-ci sont l’une des principales causes de décès chez les Canadiennes. Parmi les troubles cardiovasculaires courant chez les femmes, nous notons des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des angines ainsi que les crises cardiaques (Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, 2011).

Il n’y a aucune prédisposition biologique exposant davantage les lesbiennes aux maladies cardiovasculaires. Or, ce sont plutôt les conditions de vie ainsi que nos habitudes de vie qui font une réelle différence sur notre vulnérabilité par rapport aux problèmes cardiovasculaires. Et puisque nous présentons un plus haut taux de tabagisme, de dépression, d’isolement, de pauvreté, de discrimination, d’alcoolémie et d’obésité, nous sommes plus à risque (voir fiches sur  dépendances et obésité) (RQASF, 2012 & Charney & McGlothlin, 2010). Ce qui fait en sorte que les lesbiennes rapportent un plus haut taux de maladies cardiaques que les hétérosexuelles en général (Charney & McGlothlin, 2010). Les autres facteurs de risque sont le vieillissement, les antécédents familiaux, l’origine ethnique (les personnes d’origine autochtone, africaine et sud-asiatique présentent un plus grand risque), la sédentarité, le stress, l’hypertension artérielle et un haut taux de cholestérol (Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, 2011).

2- Prévention

Parce que l’image corporelle est généralement une préoccupation moins grande chez les lesbiennes, nous voyons moins l’intérêt que les hétérosexuelles à faire de l’exercice dans notre quotidien (O’Hanlan & Isler, 2007). Or, pratiquer une activité physique permet de diminuer des facteurs de risques de maladies cardiovasculaires, tels le diabète et l’embonpoint (Fondation canadienne des maladies du cœur, 2011). Aussi, une saine alimentation, composée de repas multiples et équilibrés, permet de contrôler votre poids, votre taux de cholestérol ainsi que pression artérielle (Fondation des maladies du cœur, 2011). Ne pas consommer abusivement d’alcool ainsi qu’envisager de cesser de fumer, le cas échéant, sont également deux gestes permettant de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires (Agence de la santé publique du Canada, 2009).

3- Ressources

Centre de médecine préventive et d’activité physique de l’Institut de cardiologie de Montréal 

Centre offrant des services au niveau physique et alimentaire permettant d’entretenir une bonne santé cardiovasculaire.

Tél. (514) 374-1438

Site Internet : http://www.centreepic.org/

 

4- Liens Internet

  1. a) Liens en français 

Fondation des maladies du cœur et de l’AVC :

http://www.fmcoeur.qc.ca/site/c.kpIQKVOxFoG/b.3669779/k.BC38/Accueil.htm

Agence de la santé publique du Canada :

http://www.phac-aspc.gc.ca/cd-mc/cvd-mcv/femmes-women_01-fra.php

Réseau d’action québécois pour la santé des femmes :

http://rqasf.qc.ca/files/3.4.2malad_cardio.pdf

  1. b) Liens en anglais 

Womenshealth.gov :

http://womenshealth.gov/publications/our-publications/fact-sheet/lesbian-bisexual-health.cfm

Web md :

http://women.webmd.com/lesbian-health

 

5- Liste de livres et articles

Katherine A. O’Halan & Christy M. Isler (2007). Health Care of Lesbians and Bisexual Women. Dans Ilan H. Meyer & Mary E. Northridge (dir.). The Health of Sexual Minority. (p. 506-522). Etats-Unis, New-York : Springer.

 

Pamela Charney & Dana P. McGlothlin (2010). «Oh, My Aching Heart.» : Cardiovascular issues for lesbians. Dans Suzanne L. Dibble & Patricia A. Robertson (dir.). Lesbian Health 101 (p. 443-458). Etats-Unis, San Francisco : UCSF Nursing Press.

Stephanie A. Robert, Suzanne L. Dibble, Drenda Nussey & Caren Casey (2003). Cardiovascular risk in lesbian women. Dans Anne Rossier Markus & Richard Mauery (dir). Women Health issues. (vo1. 13, p. 167-174). Etats-Unis, Washington : Jacob Institute of Women’s Health.