ITSS/Sida

femmeINFECTIONS TRANSMISSIBLES SEXUELLEMENT ET PAR LE SANG (ITSS) ET CHEZ LES LESBIENNES

1- Informations préliminaires

La conception populaire de la sexualité entre femmes alimente l’idée que les lesbiennes ont une certaine «immunité» face à la contraction d’ITSS. Cette réalité s’explique peut être parce le fait que la société a trop tendance à réduire et banaliser la sexualité entre femmes. Or, la sexualité est non seulement partie intégrante des relations entre femmes (qu’elles soient amoureuses ou non), mais elle n’exclue pas la possibilité de contracter des ITSS. Soulignons aussi il n’est pas rare que les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes ont également des relations avec des hommes, ce qui dans ce cas est susceptible d’augmenter les risques de transmission d’ITSS (Delearre & Genon, 2011). Contrairement à ce que nous avons tendance à croire, il existe plusieurs méthodes de protection contre les ITSS pouvant être utilisées dans le cadre de la sexualité lesbienne. Ils sont seulement ignorés ou méconnus par l’ensemble notre société, à commencer par la communauté lesbienne elle-même.

Ceci étant, il est connu que les lesbiennes sont moins portées que les hétérosexuelles à consulter en matière de santé sexuelle en raison de leur crainte de jugement, d’incompréhension et d’ignorance de la part des professionnels de la santé. Pourtant, les tests de dépistage d’ITSS sur une base annuelle nous sont importants, surtout considérant qu’un bon nombre d’infections ne présentent pas nécessairement de symptômes apparents (Le Crips, 2004). Et si vous soupçonnez avoir contracté une ITSS, l’identification et le traitement précoces permettent de réduire les complications (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, 2007). Aussi, divulguer votre orientation sexuelle à votre professionnel de la santé lors d’une consultation en lien avec les ITSS permet une meilleure compréhension de votre situation et donc un traitement adapter à vos besoins (Delearre & Genon, 2011). Outre le test de dépistage, voici également quelques méthodes de prévention que vous pouvez appliquer dans votre quotidien afin de réduire les risques de contraction d’ITSS (Le Crips, 2004):

  • Limitez le nombre de vos partenaires sexuels (cela augmente les risques de contraction d’ITSS);
  • En période de menstruations, utilisez une *digue dentaire lorsque vous avez des rapports sexuels avec votre ou vos partenaire(s) incluant le sexe oral et anal (le sang est contaminant et augmente ainsi le risque de transmission d’ITSS);
  • Si vous utilisez un jouet sexuel avec plusieurs partenaires, utilisez un condom. Achetez également un savon spécialisé et voyez à un entretien quotidien de votre jouet sexuel (Acon, 2010);
  • Évitez l’échange de sécrétions entre les zones vaginale et anale. Voyez donc, lorsque vous changez de zone, à laver vos mains et à changer de barrière de protection (condom, digue dentaire, doigtier, gant de latex);
  • Sauf avis médical, évitez les douches vaginales (c’est-à-dire l’injection d’eau ou tout autre produit dans le vagin pour des fins hygiéniques). En effet, le vagin assure lui-même une protection en cas de transmission d’ITSS grâce à sa flore vaginale;

2- Tableau des risques et moyens de préventions d’ITSS pour chacune des pratiques sexuelles

les plus populaires chez les lesbiennes (inspiré du tableau de Marrazzo, 2010)

 

Pratiques sexuelles Facteurs de risque Prévention

 

Cunnilingus/ sexe oral

(caresses avec la bouche sur le clitoris et le vagin de sa partenaire)

 

Il y a une possibilité de lésions buccales chez la femme qui met sa bouche en contact avec les parties génitales de sa partenaire, créant alors des risques de transmission d’herpès (et aussi de gonorrhée et de syphilis, mais ces deux ITSS sont plus rares chez les femmes ayant majoritairement des relations sexuelles avec des femmes). Aussi, une femme qui a déjà l’herpès labial (sur les lèvres) peut la transmettre à sa partenaire si elle lui fait un cunnilingus.

 

Utilisez une *digue dentaire en suivant les étapes suivantes (LP Magasine, 2010):

1- Mettez d’abord du lubrifiant sur la digue ou sur le vagin de votre partenaire (le lubrifiant provoque une plus grande sensibilité au vagin, en plus de permettre de maintenir en place la digue).

2-  Maintenez avec les doigts la digue lors du cunnilingus.

3- Jetez la digue après l’utilisation (ne pas la tourner de côté pour une nouvelle utilisation).

Anulingus

(caresses avec la bouche sur l’anus de sa partenaire)

La présence d’infections buccales chez la personne qui donne l’anulingus peut augmenter les risques de transmission de l’herpès (et aussi de syphilis, mais cette ITSS est plus rare chez les femmes ayant majoritairement des relations sexuelles avec des femmes).

La présence d’infections anales augmente les risques de contraction du virus de l’hépatite A (VHA).

Utilisez une *digue dentaire en suivant les étapes suivantes (LP Magasine, 2013):

1- Mettez d’abord du lubrifiant sur la digue ou sur l’anus de votre partenaire. Le lubrifiant provoque une plus grande sensibilité à l’anus, en plus de permettre de maintenir en place la digue.

2-  Maintenez avec les doigts la digue lors de l’anulingus.

3- Jetez la digue après l’utilisation (ne pas la tourner de côté pour une nouvelle utilisation).

 

Pénétration vaginale avec doigt(s) Le partage de sécrétions vaginales et les possibles lésions au(x) doigt(s), souvent invisibles,  augmentent les risques de contraction de trichomonase, de la chlamydia, du  virus du papillome humain (VPH), de l’herpès et du VIH.

Utilisez un *condom féminin, un *doigtier en latex ou un *gant de latex (avec lequel un seul doigt peut être découpé et utilisé). Cela permet de créer une barrière entre vous et votre partenaire en cas de lésion au doigt, créant du coup une protection contre la transmission d’ITSS. Il est recommandé d’utiliser du lubrifiant à base d’eau pour le doigtier et le gant en latex, et ce, pour faciliter la pénétration (LP Magasine, 2010).

N.B. Voyez à bien couper vos ongles avant l’utilisation du doigtier et du gant en latex, de façon à vous assurer de ne pas blesser votre partenaire ou d’abimer le latex.

 

Pénétration anale avec doigt(s) Le partage de sécrétions anales et les possibles lésions au(x) doigt(s)  augmentent les risques de transmission

virus de l’hépatite A (VHA), le virus du papillome humain (VPH), de l’herpès et du VIH.

Utilisez un *condom féminin, un *doigtier en latex ou un *gant de latex (avec lequel un seul doigt peut être découpé et utilisé). Cela permet de créer une barrière entre vous et votre partenaire en cas de lésion au doigt, créant du coup une protection contre la transmission d’ITSS. Il est recommandé d’utiliser du lubrifiant à base d’eau pour le doigtier et le gant en latex, et ce, pour faciliter la pénétration (LP Magasine, 2010).

N.B. Voyez à bien couper vos ongles avant l’utilisation du doigtier et du gant en latex, de façon à vous assurer de ne pas blesser votre partenaire et d’abimer le latex.

 

Pénétration vaginale ou anale à l’aide d’objets sexuels Si vous interchangez l’utilisation de vos jouets sexuels avec pénétration sans protection, il y a partage de sécrétions vaginales et anales. Cela peut augmenter les risques de transmission de trichomonase, chlamydiale virus du papillome humain (VPH) et l’herpès.

Utilisez un condom masculin lors de vos rapports sexuels impliquant un vibrateur et un godemichet, ou tout autre jouet sexuel utilisé pour pénétration. Il demeure important de changer de condom entre les utilisations  d’objet(s) sexuel(s) (Delearre & Genon, 2011). Aussi, il est recommandé d’entretenir au quotidien votre objet sexuel. En effet, même si vous utilisez un condom entre chaque rapport, des résidus peuvent s’accumuler et abimer votre jouet.  Il est finalement recommandé d’utiliser du lubrifiant à base d’eau pour faciliter la pénétration.

Frottements sexe contre sexe

(tribadisme)

Le contact peau à peau et l’exposition aux muqueuses augmentent les risques de transmission du virus du papillome humain (VPH) et l’herpès.

Le peu d’information portant sur le tribadisme révèle qu’il n’existe pas de méthode de protection efficace permettant de se protéger dans le cadre de cette pratique sexuelle. Il s’agit ainsi d’un élément à considérer avant de vous adonner à une telle position.

* Une digue dentaire est un carré en latex utilisé pour prévenir les ITSS. Il est possible de s’en procurer dans n’importe quelles boutiques érotiques, ou par le biais d’Internet. Il est également possible de fabriquer vous-même votre propre digue dentaire à l’aide d’un condom ainsi qu’un gant de latex.

* Le condom féminin est un préservatif semblable à celui utilisé par les hommes, mais est muni de deux anneaux (interne et externe). Il s’insère dans le vagin ou dans l’anus avant le rapport sexuel avec pénétration (en introduisant d’abord l’anneau interne). Il permet ainsi une protection contre la transmission d’ITSS et du VIH. Vous pouvez vous en procurer sans ordonnance en pharmacie. Pour plus d’information, consultez les sites Internet suivants :

http://www.cpha.ca/fr/programs/portals/hiv/prevention/condoms/t02.aspx

http://www.lepreservatif-feminin.fr/

* Un Gant en latex peut être découpé aux doigts pour utiliser ces derniers afin de se protéger lors de rapports sexuels incluant la pénétration vaginale et anale.

* Un Doigtier en latex est un gant s’insérant dans un seul doigt. Il est facilement possible de vous en procurer, et ce, dans n’importe quelles pharmacie et boutique érotique.

* Le Tribadisme est une pratique sexuelle lesbienne qui consiste à se frotter mutuellement la vulve, et plus précisément le clitoris, contre sa partenaire. Cela procure ainsi une forme d’excitation pouvant mener jusqu’à l’orgasme. Cette position peut engendrer la transmission d’ITSS par l’échange des sécrétions vaginales (Lezinterim, 2010).

* Le Lubrifiant à base d’eau est le plus recommandé dans le cadre de relations sexuelles incluant la pénétration avec doigts et des objets sexuels, en ce qu’il aide à empêcher les bactéries de se proliférer. Il n’est cependant pas recommandé de l’utiliser lors de rapports sexuels dans lesquels il y a un quelconque contact avec de l’eau (par exemple lors de douche et bain) car cela fait en sorte que le lubrifiant se dissout complètement. Il est suggéré d’éviter l’utilisation de lubrifiant à corps gras, comme de la vaseline et de la crème, puisque contrairement au lubrifiant à base d’eau, celui-ci fragilise le préservatif et endommage les tissus vaginaux (Deridet, 2013).

3- Quelques infections transmises sexuellement les plus fréquentes chez les lesbiennes

  1. a) Les virus
  1. i) L’herpès
  • Qu’est-ce que c’est?

Il existe deux types d’herpès : labial (sur les lèvres) et génital. La transmission de l’herpès entre lesbiennes nécessite un partage de sécrétions (en autres par l’intermédiaire de doigts, objets sexuels ou frottements) ou un contact de sécrétions infectées avec la peau (incluant les lèvres) (Johnson, 2008). Il s’observe dès l’éruption d’une ou des ampoule(s) et peut se transmettre jusqu’à deux semaines suivant la cicatrisation de ces dernières (Le Crips, 2004).

  • Symptômes

La contraction de l’herpès s’observe par des ampoules apparaissant sur les lèvres, la vulve, dans le vagin, la bouche ou l’anus. Ces ampoules se rompent et sèchent après un certain temps, ce qui occasionne des croûtes brunâtres disparaissant après deux semaines (Le Crips, 2004). Avant l’éruption des ampoules, il est possible de sentir un picotement ou une brûlure à l’endroit où le virus est entré dans la peau (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007). Lors de la période où les ampoules sont visibles, vous pouvez sentir des douleurs musculaires, faire de la fièvre, sentir que vos ganglions lymphatiques sont sensibles et éprouver de la douleur là où se trouve les plaies. Dès le début des symptômes, il est recommandé d’éviter toute relation sexuelle, et ce, jusqu’à ce que les lésions soient complètement guéries (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007).

  • Traitements

Il n’existe pas de traitements définitifs contre l’herpès. Mais des médicaments sous forme de crème ou de comprimés permettent de diminuer sa fréquence. Les récidives peuvent être courantes, et ce, particulièrement en période de fatigue. Il est recommandé de communiquer avec votre médecin dès l’apparition des symptômes ou de prendre un rendez-vous auprès du CSLC le plus près de chez vous. Vous pourrez ainsi entamer un traitement approprié…ou en avoir le cœur net sur votre santé sexuelle!

  1. ii) Le Virus du papillome humain (VPH)
  • Qu’est-ce que c’est?

Le VPH est un virus se transmettant entre femmes par le contact de la peau du vagin et de l’anus infectés et par le contact de la bouche avec les parties génitales (infovph.ca, 2013). Il se manifeste par de petites verrues génitales inodores et parfois invisibles. Celles-ci peuvent apparaître sur la vulve, le vagin, le col de l’utérus, dans l’urètre ainsi que dans l’anus et sont très contagieuses (Le Crips, 2004).

  • Symptômes

Les verrues peuvent apparaître entre un et huit mois suivant les relations sexuelles. Puisqu’elles sont parfois invisibles ou situées à des endroits non visibles, certaines personnes contractent le VHP sans même être au courant. Les verrues visibles sont quant à elles petites (mais la taille peut varier avant de disparaître), molles, de couleur chair et avoir une apparence semblable à un chou-fleur. Les autres symptômes associés au VPH sont des démangeaisons, de l’inconfort ou des saignements lors des relations sexuelles. (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007).

  • Traitements

Il n’existe aucun traitement à l’heure actuelle permettant d’éradiquer le virus sans récidive. Vous pouvez par contre traiter les verrues par le biais de différents traitements, tels des crèmes topiques, de l’azote liquide ou un traitement laser (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007). Les complications possibles associées au VPH incluent le cancer du col de l’utérus et du vagin. Dès que vous soupçonnez avoir des symptômes associés au VPH, il est recommandé de communiquer avec votre médecin ou de prendre un rendez-vous auprès du CSLC le plus près de chez vous.

iii) Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

  • Parce que ça nous concerne aussi!

Les médias ont tendance à associer le VIH aux hommes gais et d’omettre de  représenter les autres groupes affectés par cette malade. Les femmes sont pourtant également atteintes du VIH (toutes orientations sexuelles confondues), et ce, bien qu’elles soient moins nombreuses statistiquement. Mais «les femmes séropositives demeurent pratiquement absentes du discours occidental sur le VIH/Sida : ni vues ni connues. Elles rencontrent de nombreux obstacles lorsqu’il s’agit d’obtenir un sérodiagnostic et des soins, elles sont exclues des réseaux de soutien social et de traitement. En outre, elles sont marginalisées et sont l’objet d’une certaine hostilité de la part du mouvement de lutte contre le sida.» (Nengeh Mensah, 2003).

Donc, bien que l’ensemble de la société associe le VIH avec l’homosexualité masculine, les lesbiennes s’avèrent également à risque face à ce virus, et ce, en autres dans le cadre de leur sexualité. Cette réalité s’explique par le fait que les femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes peuvent aussi avoir des relations sexuelles avec des hommes et adopter des pratiques sexuelles diversifiées, le tout, sans nécessairement se protéger (Crips, 2011). ). Dans un tel cas,  le cunnilingus est une pratique sexuelle nous rendant à risque face à la contraction du VIH. Or, les femmes sont très peu encore aujourd’hui à utiliser une digue dentaire lorsqu’elles donnent ou reçoivent un cunnilingus, ce qui accroit les risques de contraction.

Reste qu’il est encore aujourd’hui impossible que deux femmes n’ayant jamais eu de relations sexuelles avec des hommes et n’ayant jamais été exposées à d’autres facteurs de risque (telle l’injection de drogue) puissent contracter le VIH entre elles (Johnson, 2008).

  • Qu’est-ce que c’est?

Le VIH est un virus détruisant les cellules essentielles au système immunitaire de l’organisme, privant ainsi le corps de sa capacité à lutter contre quelconques maladies ou autres infections. De cette manière, le système immunitaire s’affaiblit au fil des années, et ce, jusqu’à son immunodéficience totale. Aucun remède n’a encore aujourd’hui été trouvé pour contrer cette maladie (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007). Dans le cadre d’activités sexuelles entre femmes, le VIH se transmet par pénétration vaginale, anale, ainsi que par le partage de jouets sexuels non protégés (mais il peut aussi se transmettre par des aiguilles partagées et par le contact sang à sang).

  • Symptômes

Entre deux et quatre semaines suivant la transmission, certaines personnes infectées peuvent sentir de légers symptômes semblables à la grippe, mais qui se résorbent après quelques jours. Mais la plupart du temps, les symptômes surgissent que quelques années plus tard, et ce, lorsque le système immunitaire se voit significativement affaiblit. C’est ainsi que des symptômes tels de la fièvre persistante, des sueurs fréquentes, des douleurs articulaires ou musculaires, l’enflure des ganglions, des maux de gorge, de la fatigue, des maux de tête, une perte de poids rapide et inexplicable, des nausées, vomissements et diarrhées constants risquent d’apparaître (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007).

  • Traitements

Seule une analyse sanguine permet de détecter une infection du VIH. Mais tel que mentionné, celui-ci demeure encore aujourd’hui incurable. Les traitements évoluent toutefois et permettent de contrôler le virus ainsi que ses symptômes. Les différents traitements permettent aussi de prolonger le délai entre le moment de l’infection et l’apparition du sida (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007).

  1. iv) Virus de l’Hépatite A (VHA)
  • Qu’est-ce que c’est?

Le VHA est une maladie potentiellement grave. Dans le cadre de relations sexuelles entre lesbiennes, elle se transmet essentiellement par le biais de baisers, d’anulingus et de la pénétration anale (Le Crips, 2004). Une fois contractée, l’hépatite A infecte le foie (Fondation canadienne du foie, 2011).

  • Symptômes

 Les symptômes du VHA se traduisent par de la fièvre, des nausées, de la fatigue, une urine d’une couleur jaune foncée, de l’inconfort abdominal, de la jaunisse (jaunissement du blanc des yeux et de la peau), de la fièvre basse et des pertes d’appétit (Fondation canadienne du foie, 2004).

  • Traitements

Il n’existe aucun traitement contre le VHA et sa guérison varie d’une personne à l’autre. Or, lorsque vous le contractez une fois, vous vous voyez immunisé pour la vie.

Il existe toutefois un vaccin préventif contre le VHA. Il est généralement administré en deux doses à six mois d’intervalle, et celui-ci vous protégera pendant environ 20 ans. Il est possible de combiner le vaccin afin de vous protéger également de l’hépatite B (Fondation canadienne du foie, 2011).

  1. b) Les bactéries
  1. i) La Trichomonase
  • Qu’est-ce que c’est?

La trichomonase est une infection causée par un micro-organisme appelé Trichomonas vagilis, étant présent dans l’urètre, la vessie, le vagin ou le col de l’utérus (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007). C’est pourquoi elle se transmet généralement lors de la pénétration vaginale avec doigt(s) ou lors du partage de jouets sexuels sans avoir recourt à quelconque protection (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007).

  • Symptômes

Les symptômes associés à la trichomonase sont des pertes vaginales blanchâtres ou jaune-vert, des démangeaisons ou irritations vaginales et des douleurs lors des relations sexuelles (Le Crips, 2004 & (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007).

  • Traitements

La trichomonase se traite habituellement par un médicament appelé le métronidazole. Durant le traitement et lors des 24 heures suivant ce dernier, aucun alcool ne doit être consommé. Dès que vous soupçonnez avoir des symptômes associés à la trichomonase, il est recommandé de communiquer avec votre médecin ou de prendre un rendez-vous auprès du CSLC le plus près de chez vous. Il est également important que votre partenaire sexuelle se fasse également traiter, autrement, l’infection risque de se manifester de nouveau.

  1. ii) La Chlamydia
  • Qu’est-ce que c’est?

Il s’agit d’une des ITSS bactériennes les plus courantes, celle-ci pouvant toucher le col de l’utérus, l’urètre et le rectum. Ce type d’infection est la plupart du temps détecté chez les jeunes âgées entre 15 et 24 ans, et se transmet essentiellement par le sexe oral, la pénétration vaginale et la pénétration anale non protégés (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007). Une étude s’est d’ailleurs intéressée au taux de  transmission de la chlamydia au sein des jeunes lesbiennes et hétérosexuelles. Les résultats révèlent que le taux de transmission de la chlamydia est plus élevé chez les jeunes femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes que celles ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il est en effet soulevé que les comportements sexuels et la tendance des jeunes lesbiennes à ne pas procéder à des tests de dépistage d’ITSS sont deux des quelques facteurs nous rendant plus vulnérables face à la transmission de ce type de bactérie (Singh, Fine & Marrazo, 2010).

  • Symptômes & conséquences

Maintes personnes infectées par la chlamydia ne présentent aucun symptôme. Lorsqu’il y en a, il est alors observé des pertes vaginales anormales, des picotements ou sensation de brûlure en urinant, des douleurs au bas du ventre, des saignements vaginaux après les relations sexuelles ou entre les menstruations et des douleurs pendant les relations sexuelles (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007 & Gouvernement du Québec, 2012). Il est également à noter que la chlamydia s’accompagne souvent avec une autre ITSS, ce qui peut faire en sorte qu’il peut être difficile d’associer certains symptômes avec cette ITSS.  Les personnes aux prises avec la chlamydia sont également plus vulnérables face à la contraction du VIH, l’infertilité, la grossesse ectopique (se développant à l’extérieur de l’utérus), des douleurs pelviennes chroniques et des douleurs chroniques au bas du ventre (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007 & Gouvernement du Québec, 2012).

  • Traitements

Dans certains cas, la chlamydia peut être traitée par des antibiotiques à prise uniques ou administrés pendant une période d’une semaine. Lorsque l’infection s’avère plus complexe à traiter, cela peut donner lieu à une hospitalisation pour un traitement d’antibiotiques intraveineux. Il s’avère évidemment nécessaire de s’abstenir de tout rapport sexuel non protégé durant le traitement et il est fortement recommandé de passer un nouveau test de dépistage six mois après la fin du traitement (Société des  obstétriciens et gynécologue du Canada, 2007). Il demeure finalement important d’aviser votre partenaire que vous avez contracté la chlamydia.

4- Ressources

 

Le CSLC de votre région

 

Clinique médicale l’Actuel à Montréal

 

http://cliniquelactuel.com/urgences_clinique-medicale-l-Actuel.html

5- Liens Internet

  1. a) Liens en français 

Act up Paris :

http://www.actupparis.org/article71.html

Gouvernement du Québec :

http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/chlamydia/

Infovph :

http://hpvinfo.ca/fr/

Masexualité.ca :

http://www.masexualite.ca/fr/stis-stds/dental_dam#

Lezinterim :

http://lezinterim.forumactif.com/t5155-tribadisme

Le Crips :

http://www.lecrips.net/L/L2/avec_femmes.htm

http://www.lecrips.net/L/doc/L2.pdf

http://education-sante-ra.org/publications/2011/fiche_pratique_crips_06.pdf

Deridet :

http://www.deridet.com/Le-guide-du-lubrifiant_a1849.html

Klamydias :

http://www.klamydias.ch

Sida info service :

http://www.sida-info-service.org/sites/sida/IMG/tomber_la_culotte/

  1. b) Liens en anglais 

CATIE (Canada’s source for HIV and hepatitis C information) :

http://www.catie.ca/en/home

Centers for disease control and prévention :

http://www.cdc.gov/hiv/

The Body :

http://www.thebody.com/content/art32925.html

Avert :

http://www.avert.org/lesbians-safe-sex.htm

Autostraddle :

http://www.autostraddle.com/safe-sex-for-lesbians-45382

  1. c) Liste de livres et articles

Ruth McNair (2009). Lesbian and bisexual women’s sexual health. Australian Family physicians, 38(6). 388-393.

Susan R. Johnson (2008). Gynecologic Issues for lesbians. Document consulté dans Internet :

http://www.glowm.com/section_view/heading/Gynecologic%20Issues%20for%20Lesbians/item/430

Jeann M. Marrazo (2010). «Can I Get Herpes From My Girlfriend?» : Lesbian’s Sexual Health. Dans Suzanne L. Dibble et Patricia A. Robertson (dir). Lesbian Health 101 : A Clinician’s Guide. (55-66). Etats-Unis, San Francisco : UCSF Nursing Press, University of California.

Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (2007). Comprendre les infections transmissibles sexuellement et par le sang. Canada, Ottawa : Agence de la santé publique du Canada.